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TOLÉRANCE ZÉRO AUX MUTILATIONS GÉNITALES FÉMININES
Tout faire pour être au rendez-vous de 2015

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La sixième journée internationale «Tolérance zéro aux mutilations génitales féminines» a été célébrée au Niger, le vendredi 6 février 2009, au Palais des con-grès à Niamey, avec une conférence-débat sur les mutilations génitales féminines (MGF) en présence de très nombreuses femmes venues de tous les quartiers de la Communauté urbaine de Niamey.

A l’occasion de cette commémoration parrainée par la Première Dame, la nouvelle présidente du Comité nigérien sur les pratiques traditionnelles ayant effet sur la santé des femmes et des enfants (CONIFRAT), dans son mot de bienvenue, a interprété le haut niveau de représentativité des personnalités à la rencontre comme le signe de l’intérêt accordé à la question des droits humains en général et celle des femmes et des enfants en particulier. Les mutilations génitales féminines et notamment l’excision sont l’expression la plus évidente des violations des droits de la petite fille, violation de son droit à l’intégrité physique, à la santé mentale et psychologique.

Puis Mme Boubé Fatouma a rappelé les grandes lignes du combat mené par le CONIPRAT créé en 1990 pour éradiquer les pratiques traditionnelles néfastes à la santé et promouvoir celles qui sont bénéfiques. Avant de rappeler que les Nation Unies ont jugé impératif de faire du 6 fé-vrier, la Journée internationale Tolérance Zéro aux MGF afin d’épargner une souffrance inutile à des millions de petites filles. pour contribuer à éliminer les MGF au Niger, le CONIPRAT a adopté plusieurs stratégies dont entre autres : la sensibilisation des populations pour un changement de comportement, la formation des groupes cibles, le témoignage public d’abandon de la pratique de l’excision par les communautés et les exciseuses, la reconversion de ces dernières à travers des activités génératrices de revenus, le suivi des exciseuses reconverties, la recherche, la diffusion des dispositions pénales en vue de leur application, la mise en place depuis juillet 2008 de la section jeune de CONIPRAT et le plaidoyer auprès des partenaires techniques et financiers ainsi que des autorités administratives, politiques, religieuses et coutumières.

Depuis 2007, avec l’appui financier de l’UNICEF et de la BAD, une nouvelle stratégie a été mise en œuvre. Il s’agit d’une éduca-tion à base communautaire selon l’approche qui prend en compte les priorités des populations. Ces stratégies a affirmé la présidente du CONIPRAT, ont été porteuses car la prévalence nationale des MGF qui était de 5 % en 1998, est passée à 2,2 % en 2006. Ces résultats bien que fort encourageants, cachent des dis-parités ethniques avec une prévalence allant de 12,8% chez les peulhs à 65,8 % chez les gourmantchés.

De 2000 à ce jour, le CONIPRAT intervient dans 84 hameaux et îles. Cent vingt deux (122) exciseuses de la région de Tillabéri, de la Communauté urbaine, de Niamey et de la région de Diffa ont déposé leurs couteaux et lames. Dix-sept autres viennent d’être identifiées en novembre 2008 à Tamou et Guéladio (département de Say). Deux cent dix neuf (219) brigades de vigilance sont installées dans quarante hameaux et îles.

Tous ces résultats devait conclure Mme Boubé Fatouma n’auraient pas été possibles sans la mobilisation et l’implication des communautés des décideurs politiques, des chefs traditionnels, des leaders religieux, des cadres de la santé, des enseignants, des artistes, des médias, de l’engagement désintéressé des membres du CONIPRAT, de l’appui constant des partenaires techniques et financiers comme l’UNICEF, l’UNFPA, l’OMS, le CIAF, la coopération suisse, la coopération danoise, la BAD, les ONG italiennes ARCI et NOSOTRAS. Autant de partenaires que la présidente du CONIPRAT a tenu à remercier très vivement sans oublier la Commune I pour l’octroi d’une parcelle à l’effet de construire le siège du comité.

Prenant à son tour la parole, le président du groupe thématique genre du système des Nations-Unies, après avoir rappelé le taux de prévalence de la pratique des MGF au Niger, un niveau relativement bas de 2 % mais qui ne doit pas masquer toute la gravité de la situation d’autant que les disparités sont fortes selon les régions, les groupes ethniques et les groupes d’âges, a fait le constat qu’en fait ce taux de prévalence varie de 0,1 à 12 % selon les régions, de 0,2 à 65,8 % selon les groupes ethniques. Selon Yacine Diallo, la dernière enquête démographique et de santé a révélé que dans 55 % des cas, l’excision est intervenue dès la petite enfance, faisant de cette pratique une réa-lité, un problème de santé qu’il faille combattre. A l’instar de la présidente du CONIPRAT, le représentant du système des Nations – Unies a rendu un hommage mérité à Madame Laraba Tandja pour son constant engagement et ses efforts en faveur de la promotion de la santé maternelle. S’adressant à la marraine de lutte contre la mortalité maternelle, Yacine Diallo a estimé qu’avec ses efforts conjugués à ceux du gouvernement et de la société civile, le taux de prévalence des mutilations géni-tales féminines qui prévaut actuellement témoigne d’une vo-lonté politique qui mérite d’être poursuivie et consolidée. En concluant son intervention, il a tenu à réitérer l’engagement du sys-tème des Nations – Unies à accompagner les efforts de lutte contre les MGF au Niger. Dans une brève allocution, la ministre de la promotion de la femme et de la protection de l’enfant, Mme Barry Bibata Niandou s’est tout d’abord réjouie de l’intérêt que les uns et les autres portent au douloureux problème des MGF avant de prôner une prise de conscience collective pour lutter contre les MGF pour une effectivité de la tolérance zéro en 2015.

Ouvrant la cérémonie, la Première Dame a d’entrée de jeu indiqué que le thème cette année, cible le politique car il est intitulé : la volonté politique au centre de l’action pour atteindre la tolérance zéro aux MGF. Le Niger, pionnier de la lutte contre les MGF, a-t-elle précisé, ne peut être en reste face à un tel événement, non seulement à cause de la gravité de cette pratique mais aussi à cause des implications graves qu’elle engendre sur le plan médical, social et juridique.

C’est compte tenu de la persistance de cette pratique dans nos communautés dont les femmes et les enfants sont les principales victimes, que le gouvernement nigérien a promulgué dans le cadre pénal en juin 2003 des dispositions spécifiques à ladite pratique. Par ailleurs en octobre 2008, a poursuivi Mme Laraba Tandja, nous avons représenté le Niger à la rencontre des Premières Dames de l’Afrique de l’ouest sur la question de la pratique transfrontalière des MGF, où nous avons réitéré toute notre disposition pour la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants en général et les MGF en particulier.

La tolérance zéro aux MGF au Niger devait insisté la Première Dame, peut être réalisée si par ailleurs elle est sous-tendue par une volonté politique et un engagement ferme. A notre avis, a-t-elle souligné, les dispositions pénales relatives aux MGF doivent être appliquées dans toute leur rigueur. Nous saisissons cette opportunité pour lancer un appel aux populations en particulier aux femmes gardiennes des traditions pour le respect des droits de l’enfant, du respect de son intégrité physique, morale et psychologique ; aux décideurs pour que la question des MGF soit prise en compte dans leurs priorités ; aux médias, aux jeunes, acteurs de changement pour que le Niger soit un des premiers pays à atteindre le rendez-vous de 2015 – Tolérance Zéro aux MGF.

Joseph Seydou Allakaye

mercredi 18 mars 2009

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